[Top 5] Mes livres pour commencer la fantasy

La fantasy est un genre littéraire que j’ai découvert vers mes 10 ans et pour lequel je me suis passionnée au point qu’elle s’est révélée être un de mes favoris, même si le temps pour m’y plonger est bien plus difficile à trouver qu’il y a dix ans. Si ce genre apparait de plus en plus clairement à la lumière du public, il n’en demeure pas moins toujours une catégorie un peu à part que les lecteurs ont du mal à aborder de façon à leur en simplifier l’accès. 

En effet, bien commencer est primordial à mon sens lorsqu’il est question d’une catégorie aussi peu connue que la fantasy, même si le cinéma veille à la populariser, et avoir un mauvais démarrage est toujours rattrapable mais demeure difficile. Considérant ainsi que toute première fois s’engage par un bon départ, je me propose aujourd’hui de partager avec vous mon top 5 des livres pour commencer la fantasy, tiré de mon expérience personnelle.

 

Numéro 1 : La saga de l’assassin royal, de Robin Hobb

assassin royal

Résumé :

Lorsque le jeune Fitz est conduit à la cour des Six-Duchés, il ne sait pas encore que sa vie – et celle du royaume tout entier – va s’en trouver bouleversée. Le roi-servant Chevalerie, père de cet enfant illégitime, devra renoncer au trône pour ne pas entacher la réputation de la famille royale… Et nombreux sont les prétendants à la succession… Fitz se retrouve isolé au centre d’un univers qu’il ne connaît pas. En quoi le Vif, cette étrange magie qu’il découvre et qui lui permet de communiquer avec les animaux, est-elle si dangereuse ? Et pour quelle raison le roi Subtil fait-il appel à lui pour lui enseigner une forme étrange de diplomatie : l’art de tuer ? Poisons, magies et lames effilées vont bien vite devenir le quotidien du jeune bâtard princier…

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Ne préservant aucun sens du suspens, je commence directement par mon roman favori pour débuter la lecture de la fantasy : l’assassin royal. Ce fut d’ailleurs ma propre première lecture du genre et je pense qu’il n’y a pas meilleure introduction. C’est un roman que j’ai conseillé à de très nombreuses reprises et jamais quelqu’un n’a été déçu par cette découverte (ou alors ils sont pleins de considération en ne voulant pas me blesser, ce qui est possible). J’ai longtemps pensé que si vous n’appréciez pas ce livre, alors la fantasy n’était pas un genre fait pour vous, mais avec l’âge je tente de modérer mes propos : si vous n’aimez pas ce livre, alors la fantasy n’est peut être pas un genre fait pour vous.

Il comporte tout ce qui fonctionne pour attirer un nouveau lecteur : une narration interne introduisant le nouveau public au sein de l’histoire, notamment sur le plan émotionnel, un monde parfaitement maitrisé et étrangement crédible malgré les apports « médiévaux » et fantastiques, des personnages très travaillés, aussi bien les gentils que les méchants (je suis aussi amoureuse du Fou que remplie de haine à l’égard de Royal), en précisant toutefois que nos gentils ne sont pas pour autant dépourvus de défaut comme le montre notamment le personnage principal qui mériterait à de multiples reprises quelques paires de baffes. Ajouté à cela, de la magie mélangé et une philosophie sur l’homme et sa xénophobie fondue dans une métaphore poétique.. Mon enthousiasme est intact, et cela dix ans après ma première lecture.

En plus de toutes ces qualités, la raison pour laquelle je propose en premier ce livre pour découvrir la fantasy, est qu’il est paradoxalement très « normal », au sens où la morale et les aventures étant tellement présentes, on ne réalise pas vraiment être dans un univers irréel, cela ressemble tellement à un roman historique auquel le lecteur est peut être plus habitué.

Numéro 2 : Le Seigneur des Anneaux, de J.R.R. Tolkien

seigneur des anneaux

Résumé

La Terre est peuplée d’innombrables créatures étranges. Les Hobbits, apparentés à l’homme, mais proches également des Elfes et des Nains, vivent en paix au nord-ouest de l’Ancien Monde, dans la Comté. Paix précaire et menacée, cependant, depuis que Bilbon Sacquet a dérobé au monstre Gollum l’anneau de Puissance jadis forgé par Sauron de Mordor. Car cet anneau est doté d’un pouvoir immense et maléfique. Il permet à son détenteur de se rendre invisible et lui confère une autorité sans limite sur les possesseurs des autres anneaux. Bref, il fait de lui le Maître du Monde. C’est pourquoi Sauron s’est juré de reconquérir l’anneau par tous les moyens. Déjà ses Cavaliers Noirs rôdent aux frontières de la Comté….

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Comment mentionner la fantasy sans parler de Tolkien qui est considéré comme l’un des maitres du genre, il en est même étudié à l’université ! Alors, là pour le coup, avec Tolkien on entre de plein pied dans la fantasy la plus classique qui soit (vous me direz c’est un peu le serpent qui se mord la queue..et NON je ne parle pas encore de la Roue du Temps, un peu de patience). Enormément de personnes ont vu les films, qui sont, à mon sens, excellents et sans réelles longueurs, mais j’ai un côté un petit masochiste donc je ne prétendrai pas parler pour les autres. Ca peut être d’ailleurs un avantage car il ne faut pas se cacher que ces romans sont longs et riches, notamment en description, aussi avoir quelques connaissances sur le monde via les films ne peut qu’être positif.

Rien que parce qu’il s’agit d’un classique je conseille de le lire, tout simplement parce qu’il permet d’en apprendre beaucoup sur le genre lui-même de la fantasy, les romans suivants s’inspirant plus ou moins de lui. Mais si certains classiques, je ne le cache pas, sont terriblement rasoirs, cette saga se révèle beaucoup plus aisée à lire qu’il n’y parait de part les histoires croisées de nos personnages, chaque lecteur ayant son groupe favori, ce qui met en place un rythme de lecture efficace.

De plus la philosophie du Bien et du Mal proposée par Tolkien est terriblement addictive, et se retrouvera d’ailleurs dans la grande majorité des autres livres de fantasy avec l’idée que le monde est plus gris que blanc ou noir et que chacun est capable du meilleur comme du pire. Un micro bémol pour l’absence flagrante de femmes qui titille mon côté bobo chieuse, mais cela reste, de toute évidence un roman à dévorer !

PS : Vous pouvez sauter les 40 premières pages si cela se révèle trop dur pour vous

Numéro 3 : La Roue du Temps, de Robert Jordan

roue du temps

Résumé

Au pays des Deux Rivières, on fête le printemps : Rand part livrer le cidre au bourg avec son père. Osera-t-il demander une danse à Egwene ? Et pourquoi voit-il ce cavalier noir derrière lui ? Dame Moiraine lui révèle que le cavalier noir le cherche : Rand doit se réfugier à TarValon, chez les Aes Sedai, maîtresses du pouvoir unique. Le pouvoir unique… Le Seigneur de l’Ombre ayant jadis voulu conquérir le monde, les Aes Sedai, conduits par le Dragon, le repoussèrent aux confins de l’univers. Pour se venger, il suscita chez les vainqueurs une folie meurtrière. On dit que le Dragon renaîtra pour délivrer la Terre ravagée… et voici que le vent se lève dans les Montagnes de la Brume.

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On reste dans un style similaire à Tolkien puisque Robert Jordan a crée un univers se rapprochant de celui de son collègue, mais en réussissant à se détacher du « maitre » pour proposer sa propre histoire qui prend vie au fur et à mesure des multiples tomes proposés. Car si le Seigneur des Anneaux comporte seulement 3 tomes, la Roue du Temps en a 14 (dont le dernier est paru il y a quelques mois seulement, sachant que l’auteur est décédé depuis plusieurs années). Il faut être bien motivé pour entamer cette lecture parce qu’elle est très longue, et descriptive, mais se révèle également complètement addictive.

L’histoire est très basique de prime abord puisque notre jeune héros et ses amis doivent s’enfuir de leur région pour, sur le long terme, affronter le Mal. Sauf que l’auteur propose un univers tellement plus complexe que cela, avec une philosophie sur le Bien et le Mal également très intéressante (bien que fondamentalement toujours très élevée) et où cette fois les femmes ont une vraie place et se retrouvent d’ailleurs dominantes et pleines de pouvoirs.

Pour ma part, je suis folle de l’écriture très précise de Jordan (je ne suis pas arrivée aux tomes écrits par Sanderson) et ses descriptions me font voyager et me donnent envie de manger ou bien de porter de belles étoles finement brodées. Les lecteurs n’aimant pas les descriptions risquent de sentir leur douleur, mais ce serait une bêtise et passer à côté de cette lecture qui a tant à apporter.

Numéro 4 : Le trône de fer, de G.R.R. Martin

trône de fer

Résumé

Il était une fois, perdu dans un lointain passé, le royaume des Sept Couronnes… En ces temps nimbés de brume, où la belle saison pouvait durer des années, la mauvaise toute une vie d’homme, se multiplièrent un jour des présages alarmants. Au nord du Mur colossal qui protégeait le royaume, se massèrent soudain des forces obscures ; au sud, l’ordre établi chancela, la luxure et l’inceste, le meurtre et la corruption, la lâcheté et le mensonge enserrèrent inexorablement le trône convoité. Pour préserver de l’ignominie les siens et la dynastie menacés se dresse alors, armé de sa seule droiture, le duc Stark de Winterfell, aussi rude que son septentrion natal. Mais, en dépit du pouvoir immense que vient de lui conférer le roi, a-t-il quelque chance d’endiguer la tourmente qui se lève ? Dans la lignée des Rois Maudits et d’Excalibur, Le Trône de Fer plonge le lecteur, sans lui laisser reprendre souffle, dans un univers de délices et de feu. L’épique et le chevaleresque côtoient sans cesse le vil et le démoniaque. La bravoure et la loyauté se heurtent à la duplicité et à la fourberie. Mais dans ce tourbillon d’aventures cruelles, ce sont finalement l’amour, la tendresse, l’indestructible force de l’amitié qui rayonnent au-dessus des ténèbres.

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Comme pour Tolkien il y a des chances que beaucoup d’entre vous connaissent la version télévisées de cette saga (encore incomplète) et j’espère que cette dernière en a poussé à vous intéresser à cette merveille d’écriture. Encore un roman de High fantasy (la plus classique) mais qui présente de petites particularités, notamment sur le plan de la forme puisque chaque chapitre se concentre sur un personnage que l’on suit ce qui nous permet de suivre, à la manière d’une série ou d’un film, l’action se passant à différents endroits et les réactions vis-à-vis des choix des personnages que nous suivions auparavant. Rien que ça se révèle pervers, puisqu’il arrive que le lecteur connaisse avant les personnages ce que le futur leur réserve.

Mais le fond est également pervers puisque la force de Martin est de nous impliquer tellement dans son histoire de chasse au trône qu’on se laisse complètement piégé par ses mots avec lesquels il nous achève en tuant tous nos personnages préférés. Le plus grand conseil que je puisse donner à quelqu’un qui souhaite démarrer cette saga est de ne pas s’attacher aux personnages, humains ou non, et de garder à l’esprit que ce n’est pas parce que vous êtes plus gentil ou innocent que les autres que vous avez plus de chances de vous en sortir, et inversement. Rappelez-vous que tout peut se produire et vous vous portez bien.

Numéro 5 : Les Dames du Lac, de Marion Zimmer Bradley

dames du lac

Résumé

La légende du roi Arthur et des chevaliers de la Table ronde n’avait, depuis longtemps, inspiré un roman d’une telle envergure, d’un pareil souffle. Merlin l’Enchanteur, Arthur et son invincible épée, Lancelot du Lac et ses vaillants compagnons, tous sont présents mais ce sont ici les femmes qui tiennent les premiers rôles: Viviane, la Dame du Lac, Ygerne, duchesse de Cornouailles et mère d’Arthur, son épouse Guenièvre, Morgane la fée, soeur et amante du grand roi… Cette épopée envoûtante relate la lutte sans merci de deux mondes inconciliables, celui des druides et des anciennes croyances défendant désespérément un paradis perdu et celui de la nouvelle religion chrétienne supplantant peu à peu rites et mystères enracinés au coeur de la Grande-Bretagne avant qu’elle ne devienne l’Angleterre.

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Et finalement un roman un peu à part puisqu’il s’agit de fantasy en lien avec le mythe d’Arthur et Merlin avec une délicieuse particularité : l’auteur prend le point de vue des femmes : Guenièvre, Vivianne, Morganne ce qui multiplie grandement l’intérêt de relire une énième interprétation du mythe.

L’écriture est très fluide et la lecture se fait à une vitesse folle, le lecteur étant porté par ses très réalistes personnages : les détails d’espace-temps en moins, l’histoire aurait pu se produire à notre époque aux vues de la modernités des héroïnes et c’est en cela que l’auteur réussit son coup : en nous impliquant dans la vie et les manipulations de ces femmes que l’on voit souvent dépeintes comme de faibles femmes amoureuses, traitresses, ou diaboliques, sans aller chercher plus loin. Ici, nous sommes plus loin et c’est tellement bon !

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