J’ai testé le covoiturage et j’ai aimé

Lorsque l’on recherche le moyen de transport proposant le meilleur rapport qualité-prix (tout en offrant un capital écologique et social à ne pas négliger), le covoiturage apparait de plus en plus comme une solution à cette problématique du voyage.

Il y a quelques années de cela, j’aurais hésité à me déplacer par ce biais pour des raisons de sécurité, de commodité, et tout simplement parce que j’étais une adolescente quelque peu têtue ayant des idées bien arrêtées : l’avion c’est plus rapide, le train c’est romantique et la voiture, chiant à mourir.

Mais, heureusement pour tout le monde, j’ai grandi et j’apprends tous les jours à réfléchir, me remettre en question et voir plus loin que le bout de mon nez. J’ai appris que l’avion demande d’avoir beaucoup de temps à perdre avant et après le voyage, que le train est très souvent en retard et laisse moins rêveur qu’une photographie de Robert Doisneau, et que la voiture…et bien ça peut être particulièrement pratique !

De ce fait, j’ai pratiqué plusieurs fois le système de covoiturage, me permettant de voyager dans la voiture d’un conducteur à qui je verse une somme, plus ou moins minimale, d’argent. Je dois avouer avoir été séduite par ce mode de transport, même s’il présente certains écueils.

Ce que j’aime dans le covoiturage :

Le prix : Il n’a échappé à personne que le tarif des trains augmente chaque année, et cela sans s’associer à un service plus efficace (grèves, retards, travaux sont des éléments hebdomadaires auxquels le voyageur doit faire face). Lorsqu’il n’est guère possible de prendre l’avion, les solutions sont alors réduites : le bus ou la voiture. En l’espèce, le covoiturage se révèle le plus souvent bien plus économique : moins cher que le train, voir parfois la voiture si je partais seule (essence + péage), et plus confortable que le bus.

L’aspect social : Ce qui est intéressant avec ce système est que l’on rencontre souvent de nouvelles personnes, qui ont une vie et un vécu complètement différent du  notre mais avec lesquels nous nous discutons, le plus souvent, pendant un certain nombre de minutes ou d’heures. De ce fait, un rapport humain s’instaure, permettant le partage, même s’il est bref.

Le capital écologique : Moins de personnes à prendre leur voiture et plus à éviter l’avion est toujours plus écologique, non ? Comment s’en plaindre!

Ce que je n’aime pas :

La place réservée aux valises : Bien évidement, vous n’êtes pas seul au monde, et le conducteur ne peut le plus souvent pas proposer de la place pour une grande valise. Etant la plupart du temps très encombrée par mes bagages, je ne peux pas toujours me permettre de prendre la voiture de quelqu’un d’autre, ce que je comprends très bien, il faut de la place pour tout le monde, tant pis pour moi pour être aussi matérialiste!

Le temps sur les longues distances : Si sur les courtes distances, l’avantage est souvent au covoiturage, pour les longues distances, la question se pose vraiment parce que si le trajet est plus économique sur le plan financier (et encore!), sur celui du temps, la réponse est moins évidente. S’il faut passer la journée dans la voiture pour arriver à destination, cela ne vaut pas toujours le coup quand la ville d’arrivée est bien desservie par le TGV par exemple.

La petite dose d’incertitude sur le conducteur : Je le pose tout de suite, je n’ai jamais eu de soucis en pratiquant le covoiturage et je suis toujours tombée avec des gens très sympathiques, mais cela peut ne pas toujours être le cas. Le train a l’avantage d’être neutre tandis qu’avec le covoiturage, on dévient très dépendant du conducteur et il peut arriver que l’entente ne soit pas au rendez-vous. Certaines personnes m’ont fait part de leurs mauvaises expériences (la personne leur demandant de payer en plus le péage alors qu’il n’était pas prévu qu’il y aurait des frais..), qui sans être traumatisantes, ne sont jamais agréables. Après, je pense qu’en lisant bien les avis que les voyageurs ont laissé sur un conducteur, on diminue grandement le risque. Je n’ai jamais pris que des conducteurs « connus » et je n’ai pas été confrontée à un comportement contrariant.

Je conclurai en expliquant que le covoiturage n’est pas la réponse à tous les problèmes mais se révèle un très bon équivalant aux modes de transports plus traditionnels pour peu que l’on voyage léger et que l’on aille pas trop loin.

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