10 conseils pour gérer son budget en voyage

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Prendre la décision de voyager demande une certaine organisation si l’on veut que celui-ci se passe le mieux possible et pour ne pas revenir chez soi complètement ruiné parce que le budget prévu aura été dépassé. Voici mes quelques conseils pour gérer son argent lors d’un voyage.

1) Listez vos dépenses quotidiennes

J’avoue bien volontiers être obsédée par les listes, mais elles simplifient tellement la vie qu’il serait dommage de s’en passer. En l’espèce, prenez l’habitude de noter chacune de vos dépenses, cela vous permettra de prendre réellement conscience de vos achats et d’établir une stratégie personnelle pour mieux les maitriser. Vous n’avez pas besoin de sortir votre petit carnet  toutes les heures pour le faire, contentez-vous de vous poser 5 minutes chaque soir afin de dresser ce récapitulatif (aidez-vous des tickets de caisse) et cela suffit.

2) Convertissez à chaque fois les sommes d’argent

Il peut être très exaltant de changer de monnaie et de découvrir qu’un café coûte 550 yens ou 3 livres: on a l’impression de payer tout moins cher ! Sauf que ces sommes n’en restent pas moins de l’argent et il nous arrive de dépenser plus que nous ne pensions le faire sans le réaliser, notamment dans les pays où la monnaie est plus forte (oui, oui il existe des pays où la monnaie est plus forte que l’euro), comme pour l’Angleterre. C’est pourquoi je vous conseille de toujours convertir les sommes d’argent que vous comptez dépenser pour prendre bien conscience de leurs valeurs en euros.

3) Evitez les paiements et retraits par carte bancaire

Tous les voyageurs ne seront peut être pas d’accord avec moi, mais je conseille d’utiliser le moins possible les cartes bancaires, que cela soit pour payer ou pour retirer de l’argent, parce que les frais bancaires sont loin d’être négligeables selon votre banque. Privilégiez l’espèce aux autres modes de paiement, et payez à l’avance le maximum sur internet (hôtels, visites, location de véhicule…)

Ce conseil n’est pas à prendre en compte si vous avez en votre possession une carte conçue spécialement pour les voyages à l’international qui permet une utilisation sans frais. Renseignez-vous auprès de votre banque pour savoir si une telle carte existe dans leur établissement.

4) Privilégiez la marche lorsque c’est possible

Si certaines dépenses se révèlent nécessaires comme la boisson ou un hébergement pour passer la nuit, certaines en revanche peuvent s’adapter, ce qui est le cas du transport. En effet, il peut arriver que vous n’ayez pas le besoin d’y avoir recours pour la simple et bonne raison que tout peut se visiter à pieds. Je pense au centre historique de Rome par exemple. Privilégiez la marche dans la majeure partie des situations parce que c’est, tout d’abord, une meilleure façon de voyager et d’observer son environnement (un métro est bien moins stimulant) et également parce que les coûts du transport montent très vite, notamment dans les grandes villes.

5) Mangez local ou cuisinez-vous même

Le restaurent japonais de votre quartier vous parait cher ? C’est la même chose pour la nourriture française à l’étranger, aussi est-il plus avantageux financièrement et culturellement parlant de manger de la nourriture locale, notamment la nourriture de rue consommée par les habitants eux-mêmes. N’hésitez pas non plus, si vous en avez les possibilités techniques, à cuisiner vos propres repas, toujours en utilisant des produits locaux. Voyager passe notamment par le goût.

6) Renseignez-vous sur les visites et musées gratuits

Visiter peut revenir cher, mais ce n’est pas une raison pour faire l’impasse dessus, aussi peut-il être intelligent de mélanger visites payantes et visites gratuites, qui sont plus nombreuses que ce à quoi on pourrait s’attendre. Et ce n’est pas pour autant que vous allez vous retrouver dans un musée de seconde zone racontant la préparation du ravioli (ah non, lui il est payant !). Pour vous donner quelques exemples : le British Museum, la National et la Tate Galley à Londres, le National Museum of China à Beijing, National Museum of American Indian, à New York..

De plus, certains musées, notamment en Europe proposent la gratuité pour des catégories bien spécifiques de personnes et notamment les moins de 26 ans. Visiter les musées de Paris ne coûte pas bien cher aux concernés, et c’est le cas dans de nombreux endroits, la réciproque faisant bien les choses.

7) N’utilisez que les spots wifi

Que cela soit pour faire des recherches, mettre à jour son instagram (mais n’oubliez pas que vous voyagez pour vous, donc ne vous collez pas à votre téléphone), ou encore joindre ses proches (Viber est une bénédiction pour cela), faites-le toujours par le biais de la wifi sinon vous allez vous retrouver hors forfait très rapidement. De cette façon, vous n’avez même pas besoin de prendre un téléphone spécial pour le pays ou un forfait international, ce qui signifie une réduction des frais.

8) Sachez quand donner des pourboires

Les pourboires sont l’une de mes inquiétudes en voyage : je ne sais jamais quand je dois en donner ou combien, parce qu’en France nous avons cette culture du pourboire au mérite, le prix du plat ou du service étant compris dans la somme finale lors du paiement d’un repas ou d’une chambre d’hôtel et le plus en supplément n’est perçu que si la personne nous a été agréable. Or, c’est loin d’être le cas partout : en Italie beaucoup le rajoute directement sur le prix, aux Etats-Unis il faut compter 20% de pourboire etc..

C’est pourquoi je vous encourage à vous renseigner sur les us et coutumes vis-à-vis du pourboire dans le pays où vous vous rendez. Cela pourra vous faire faire des économies, puisque, dans le doute, vous pouvez avoir tendance à donner plus qu’il n’est traditionnellement nécessaire (en réalité, c’est surtout le cas des américains, et moins des français, grippe-sous que nous sommes). Bien évidemment, si vous pouvez vous le permettre ou que vous êtes particulièrement ravi d’un service, ne vous empêchez pas de rétribuer au mieux la personne, il n’y a jamais de maximum, mais ayez connaissance des minimums.

9) Pesez bien le pour et le contre du petit déjeuner proposés à l’hôtel

Il existe deux points de vue concernant le petit-déjeuner à l’hôtel, qui se valent aussi bien l’un que l’autre, mais des précisions sont à apporter dans les deux cas. Cela peut valoir le coût de payer le supplément souvent (mais pas toujours, il peut être compris dans le prix du logement) demandé en plus pour bénéficier d’un petit-déjeuner et cela dans plusieurs hypothèses. Tout d’abord si celui-ci est d’un bon rapport qualité/prix, ce qui n’est pas le plus simple à trouver. Et ensuite, lorsque vous n’êtes pas un gros mangeur tout au long de la journée, prendre un important petit-déjeuner peut vous sustenter jusqu’au repas du soir,ce qui vous fait une économie d’un repas (avec un éventuel petit encas sur les 15 heures).

Toutefois, cela ne vaut pas toujours le coup de payer 10  euros (au moins) de plus un tel repas, et cela pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il est très rarement bon et cela même dans les grands hôtels, car il y a peu de produits réellement frais ou sortant de la boulangerie (et encore moins fait mains). Je ne dis pas que tous sont comme cela, et vous pouvez tomber sur de petits beds&breakfasts qui cuisinent tout maison, mais c’est un cas loin d’être commun, surtout en grande ville. Ensuite, si vous êtes du genre à partir tôt à l’aventure, il y a de fortes chances pour que vous partiez avant l’ouverture du petit-déjeuner et donc loupiez les heures de repas. Payer pour quelque chose que vous ne mangez pas est tout de même bien stupide. Et finalement, si comme moi, vous ne mangez pas ou très peu le matin et ne pouvez rien avaler avant 10h30, ça peut s’avérer une mauvaise stratégie puisque vous serez loin d’être rassasiez et nécessiterez rapidement un autre repas.

On le voit, les deux solutions se valent et dépendent entièrement de la personne concernée, mais une réelle économie est à faire dans les deux cas.

Pour ma part, le plus souvent, je bois un grand verre d’eau le matin (et prends éventuellement un petit snack ne coutant guère plus de deux dollars une fois 10h30 passée)  et pars en expédition en ne m’arrêtant pour manger que vers 14h/15h, pour ensuite diner entre 19h30 et 1h du matin).

10) Certaines dépenses ne sont pas à perte

Ce n’est pas parce que l’on cherche à diminuer ou du moins à contrôler ses dépenses qu’il faut croire que toutes les dépenses sont superflues. Non, elles ne le sont pas, et de temps en temps il est plus utile de payer 25 euros à un moment donné pour permettre une économie sur le long terme.

Sur un autre plan, plus moral, certaines dépenses sont bonnes pour l’esprit et la joie de faire plaisir n’a pas de prix, surtout lorsqu’il s’agit de petites choses telles que des cartes postales qui sont généralement les présents les plus appréciés par vos proches. Honnêtement, tenter de gagner une vingtaine d’euros en évitant d’envoyer des cartes postales et de payer des timbres (j’ai vu des personnes proposer de tels conseils, je ne l’invente pas), ça ne vous grandit pas, bien au contraire. Souvenez-vous qu’un budget ne doit pas être nécessairement égoïste et auto-centré.

J’espère que ces conseils vous seront profitables.

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